EAU EMBARQUEE : La quantité d'eau embarquée, à la fois pour la consommation du personnel et celle des animaux du bord, était énorme. Elle était stockée en barrique. De par le poids du chargement qu'elles représentaient et pour éviter tout déséquilibre du navire, les barriques devaient être remplies d'eau de mer au fur et à mesure de la consommation de l'eau douce.

ECART : Jonction d'assemblage de deux abouts d'un élément de charpente du bordé ou du pont.

 

Divers types d'écarts de quille

ECHOUER : Un navire qui touche involontairement un haut fond ou la côté s'échoue.

ECOUTE : Cordage servant à retenir le coin inférieur sous le vent d'une voile carrée ou, le coin arrière d'une voile latine ou aurique, pour orienter la voile.
Les basses
voiles carrées possèdent deux points bas qui sont successivement écoute ou amure selon l'allure.
On
embraque une écoute afin de border la voile. Les écoutes des voiles d'avant sont à itague.
**** Voir illustration : 
CARGUE

ECOUTILLE : Ouverture rectangulaire dans le pont pour accéder aux entreponts et aux cales. Chacune porte soit le nom des marchandises qui y passent : l'écoutille des vivres, l'écoutille de la fosse aux câbles..., soit selon son emplacement : la grande écoutille (entre le grand mât et le mât de misaine), écoutille des soutes. La grande écoutille centrale porte le nom de "Grande rue".
L'écoutille de la chambre des poudres s'appelle la "sainte barbe".

 

 

1 : Barrots d'écoutille
2 : Elongis de surbaux
3 : Surbaux transversaux
4 : Entremise d'écoutilles
5 : Barrotins (demi-barrots)
6 : Courbes horizontales
7 : Panneau
8 : Barrot d'écoutille amovible
9 : Epontille
10 : Barrots de mat
11 : Entremises d'étambrai
12 : Barrotins
13 : Coussins

ECOUVILLON : Bâton, garni de peau de mouton, utilisé pour nettoyer l'intérieur du canon après qu'il ait tiré sa charge.

ECRIVAIN : L'écrivain tient les écritures du bord. Il enregistre les différentes consommations (eau, vin, nourriture...), fait la comptabilité, note les décès, les déserteurs... Il devient officier de plume et, à partir de 1765, toute une hiérarchie s'organise : élève écrivain, sous écrivain, écrivain ordinaire, principal ou général, puis sous commissaire, commissaire ordinaire, commissaire principal, commissaire général, intendant de marine. Sa fonction se pratique à terre, dans les arsenaux : suivi des ouvriers, inventaire des bois, des denrées...

ECUBIER : Ouverture pratiquée de chaque côté de la muraille avant d'un navire pour le passage des câbles des ancres. Les câbles sont protégés du frottement par une défense : pièce de bois demie-ronde, placée horizontalement, sous les écubiers. Illustration.

ECUSSON : Médaillon, placé au centre de la poupe, à l'extrémité du deuxième pont, où figure le nom du navire, en lettre d'or, sur fond d'azur.

ELEVER (S') : S'écarter d'une côte. Remonter le vent.

ELINGUE : Cordage passé en double pour soulever une charge (barrique, ballot...).

ELINGUEE : Ensemble d'un matériel hissé par une élingue.

ELINGUER : Entourer un chargement d'une élingue pour le hisser avec un palan.

ELONGIS ou LONGIS : 1. Longues pièces de bois placée de part et d'autre du mât, dans l'axe du navire, sous la noix du mât et sur les jottereaux. Il sont doublés perpendiculairement par les traversins (ou barres traversières). Ces pièces supportent la hune. 2. Poutres entre deux barrots dans le sens de la longueur du pont pour aménager les ouvertures : écoutilles, capots...   Illustration

EMBARDEE : Mouvement brusque d'un navire d'un côté ou de l'autre avec changement de cap, causé par le vent, le courant ou l'état de la mer.

EMBOSSER : Amarrer un navire dans une direction donnée par l'avant et l'arrière afin qu'il ne bouge pas, malgré le courant ou le vent.

EMBOUQUER : S'engager dans un chenal ou un canal en parlant d'un navire.

EMBRAQUER : Haler une manoeuvre, raidir à bras un cordage.

EMBRUN : Poussière d'eau issue des vagues avec le vent.

EMPANNER : 1. Mettre en panne c'est à dire arrêter le navire. 2. Virer par vent arrière sur les voiliers à voiles auriques ou actuelles.

EMPLANTURE : Partie du fond du navire qui reçoit le pied du mât. Il est composé de plusieurs blocs de bois installés sur la carlingue pour recevoir le tenon du pied du bas mat.

 

1 : Quille
2 : Varangue
3 : Carlingue
4 : Fausse carlingue
5 : Flasques
6 : Butoirs
7 : Massifs
8 : Coins
9 : Mât
10 : Tenon d'emplanture

EMPOINTURE : Angle supérieur d'une voile carrée ou trapézoïdale.

ENCABLURE : 1. Dixième de mille, soit 185 mètres. 2. Longueur normale d'une d'aussière égale à 120 brasses (195 m.).

ETRE ENCALMINE : Rester sans mouvement par suite de manque de vent.

ENCLOUER DES CANONS : Placer un clous dans la lumière des canons de l'ennemi pour le rendre inutilisables, faute de pouvoir les transporter.

ENDRAILLER : Fixer par des mousquetons sur une draille.

ENFLECHURES : Petite corde goudronnée disposés dans les haubans formant des échelons et permettant de monter en tête des mats et d'atteindre les vergues.

ENFOURNER : Embarquer de gros paquets de mer par l'avant du navire.

ENGAGER : S'incliner sous le vent au point de ne pouvoir se redresser.

ENGOUJURE : Encoche pratiquée autour d'un objet (poulie, cosse) pour y installer une estrope.

ENSEIGNE DU BORD : Pavillon placé à la poupe ou à la corne d'artimon.

ENSEIGNE DE VAISSEAU : Grade d'officier sous le lieutenant de vaisseau. C'est le premier officier qui puisse être pourvu d'un commandement militaire.

ENTREPONT : Tout espace compris entre la cale et le premier pont. Il peut en être séparé par un faux pont.

ENVERGUER : Fixer une voile à une vergue afin de la déployer, l'établir.

ENVERGURE : Longueur du côté de la voile fixée sur sa vergue (voiles carrées).
**** Voir illustration : 
CARGUE

EPERON : Voir ETRAVE.

EPISSURE : Tressage de deux cordages entre eux pour les réunir. Tressage particulier d'un cordage pour former une boucle. On défait les brins du cordage et on les entrelace en les décalant d'un rang à l'aide d'un épissoir.

EPISSOIRE : Poinçon utilisé pour écarter les torons d'un cordage à épisser.

EPITE : 1. Petite cheville de bois, rondes ou carrées, utilisées pour boucher les trous présents naturellement ou accidentellement dans le bois. 2. Cheville en forme de coin utilisées pour bloquer les gournables afin de les maintenir en place.

EPONTILLE : 1. Pièce de bois ou de fer verticale servant d'étai interne aux baux. Ils soutiennent les différents ponts. 2. Etais de bois maintenant un navire sur sa quille à sec. Voir illustration.

EQUERRAGE : Plus on se rapproche de l'avant ou de l'arrière d'un navire, plus les couples font un angle entre eux, vus de dessus :leur équerrage est important.

EQUIPAGE : Ensemble des hommes embarqués sur un navire. On compte en moyenne 10 hommes d'équipage par canon. Un vaisseaux de 75 canons avaient donc environ 750 hommes d'équipage. 10 officiers commandaient en moyenne 1000 matelots.

ERRE : Elan du navire qui n'est plus propulsé.

ERSE ou ERSEAU : Anneau en cordage.

ESCADRE : Groupe de vaisseaux de guerre. Elle est composé de 9 à 21 vaisseaux de lignes et peut être accompagnée de frégates.
Une flotte de guerre est composée de 3 escadres : l'escadre amirale ou rouge, au centre ; l'escadre vice-amirale ou blanche, en arrière garde et, l'escadre contre-amirale ou bleue en avant garde.
Le commandant d'une escadre est appelé "chef d'escadre" puis, en 1792, "contre amiral".

ESPAR : Pièce de bois ou de fer de la mâture (vergue, bôme, corne, tangon, bout-dehors....) permettant d'établir une voile.

ESTAIN ou ESTAING : Dernier couple vers l'arrière. Voir l'illustration "MEMBRURE".

ESTOUPILLE : Sert à déclencher le tir des canons.

ESTRAPADE : Voir Supplice de la cale.

ESTROPE : 1. Boucle de filin qui entoure une poulie et qui permet de la fixer par l'intermédiaire de son oeil sur cosse. Estroper : fixer une estrope sur une poulie et par extension, frapper une poulie en un point de hissage. 2. Lien permettant d'assurer la hache d'abordage au poignet.

ETABLIR : Envoyer, déployer une voile, la border et la régler pour lui donner un effet propulsif.

ETAI : Câble ou cordage, partant du pont et reliant la tête du mat, destiné à consolider la tenue longitudinale d'un mât. Partie du gréement dormant. Pour la plus part, les étais servent de draille aux focs et aux voiles d'étai. Les étais portent le nom du mat qu'ils étayent. Le grand étai est l'étai du bas mât du grand mât.
**** Voir illustration :
HAUBANS.

ETAI (VOILE D'ETAI) : voile triangulaire, enverguée sur un étai ou une draille entre les mats.
Entre le mat de misaine et la grand-mat on distingue :
- la grand voile d'étai
- la voile d'étai de grand hunier
- la voile d'étai de perroquet
- la voile d'étai de cacatois
Entre le grand-mat et la mat d'artimon on distingue :
- la voile d'étai d'artimon ou foc d'artimon
- la marquise ou voile d'étai de perroquet de fougue
- le diablotin ou voile d'étai de perruche
- la voile d'étai de flèche ou voile d'étai de cacatois de perruche

ETALER : Résister, supporter, et faire route contre le vent ou contre le courant.

ETALINGUER : Fixer un câble ou une chaîne à l'organeau d'une ancre.

ETALINGURE DE CALE : Fixation de la chaîne dans la cale ou le puits à chaînes.

ETAMBOT : 1. Extrémité arrière en bois ou en métal de la charpente d'un navire. On y trouve de l'extérieur vers l'intérieur du navire : la fausse-quille (1), la quille (2), le massif arrière (7), la carlingue (8), le marsouin arrière (6) qui s'appuie sur le contre-étambot (5) et l'étambot (4).
2. Pièce arrière pratiquement verticale, reposant sur l'extrémité de la
quille (2) appelé, talon (11). Il est doublé par le contre-étambot (5).

Etambot

(3) Ecarts de quille       (9) Ecarts de carlingue       (10) Varangues 
Voir l'illustration "MEMBRURE".

ETAMBRAI : Renfort du pont au passage des mâts, du beaupré, des montants des guindeaux ou encore des pompes, placé entre deux baux. L'ouverture est renforcée par le cousin d'étambrai, lui-même supporté par des élongis ou des traversins. Le mat est bloqué dans l'étambrai par des coins en bois. La braie en forme de capuchon circulaire recouvre et protège l'ensemble.

 

1 : Baux ou barrots
2 : Entremises
3 : Barrotins
4 : Coussin 
5 : Coins ou bourrelets
6 : Bordé de pont

ETAT MAJOR : Ensemble des officiers d'un navire militaire.

ETARQUER : Tendre, souquer, border, raidir au maximum une voile, une écoute, une drisse.

ETOUFFER : Replier une voile pour l'empêcher de battre.

ETOUPE : Fragment de vieux cordages (défaits, battus et bouillis et séchés), de chanvre, de lin utilisés par les calfats pour colmater les interstices entre les planches.
Lorsqu'elle est goudronnée on parle d'étoupe noire. L'étoupe blanche est neuve.
L'Hermione en a utilisé 3 tonnes pour réaliser son calfatage.

ETRANGLER UNE VOILE : L'étouffer à l'aide des cargues.

ETRANGLOIR : Cargue des voiles à corne utilisée pour étouffer la voile.

ETRAVE : Partie située à l'extrême avant de la carène d'un navire. Elle fend l'eau et ouvre la vague. Elle est renforcée à l'intérieur, par la contre-étrave qui reçoit les membrures et protégée par le taille-mer. Elle peut être droite, verticale ou oblique. Oblique elle peut être rectiligne ou courbe, vers le navire : à guibre.

Etrave

 

(1) Fausse-quille

(11) Taillemer

 

(2) Quille

(12) Dossier

 

(3) Varangues

(13) Remplissage de la guibre

 

(4) Massif avant

(14) Remplissage du taillemer

 

(5) Carlingue

(15) Poulaine

 

(6) Marsouin avant

(16) Capucine

 

(7) Contre-étrave

(17) Guirlande avant

 

(8) Etrave

(18) Barrots

 

(9) Brion

(19) Epontilles

 

(10) Gorgère ou taquet de taille-mer

 

 

 

1 : Gorgère
2 : Taillemer
3 : Flèche
4 : Aiguilles
5 : Brise-lames
6 : Capucine
7 : Herpes
8 : Jambettes
9 : Lisses de poulaine
10 : Figure de proue

11 : Ecubiers
12 : Défenses en bois
13 : Beauprè
14 : Roustures de beauprè
15 : Bossoir de capon
16 : Courbe du bossoir de capon
17 : Défenses des roustures
18 : Dauphins
19 : Plate-forme de poulaine
20 : Minot

Voir l'illustration "MEMBRURE".

ETRIER : Pièce de métal servant à tenir le marchepied d'une vergue.

EVITER : Exécuter un mouvement de rotation autour de l'ancre, mouvement causé par le vent ou le courant.