HALER : 1. Tirer en force. 2. En parlant du vent : se rapprocher.

HALE A BORD : (HALE DEDANS) : cordage servant à amener le rocambeau à l'étrave.

HALEBAS (HALE-BAS) : Manoeuvre courante frappée au point de drisse d'une voile et permettant de l'amener le long de sa draille, pour la serrer, une fois la drisse larguée. Idem pour un espar, une vergue.

HAMAC : Rectangle de toile suspendu à ces deux extrémités, dans lequel on s'allonge pour dormir.

HANCHE : Partie de la muraille d'un navire proche de l'arrière.

HAUBAN : Partie du gréement dormant, constituée de cordages (puis de filins d'acier au 19e siècle) servant à tenir les mâts sur les côtés.
Les haubans sont formés d'un cordage (ou d'un filin) passé en boucle fermée par un amarrage plat, qui viendra se capeler au niveau du ton du mât. Cette boucle est fourrée afin d'être protégée des frottements.
A chaque extrémité est fixée un cap de mouton, permettant de tendre le hauban, par l'intermédiaire de la ride des caps de mouton, sur des cadènes de la coque (voir MANOEUVRE).
Chaque partie du mât a ses propres haubans. On distingue donc :
- les bas-haubans : haubans de grand mât, de mât de misaine et de mât d'artimon, qui vont des cadènes des porte-haubans au capelage autour du ton du bas mât.
- les haubans de hune : de grand mât de hune, de petit mât de hune et de mât de perroquet de fougue.
- les haubans de perroquet, de perruche, des cacatois.
Ils vont des gambes de revers des hunes aux barres traversières.
Le capelage des haubans commence par la paire la plus en avant, en alternant de tribord à bâbord. Le nombre de haubans varie selon la hauteur des mâts. 

Manoeuvres dormantes

1 : Bas mât
2 : Hune
3 : Mât de hune
4 : Mât de perroquet
5 : Barres de perroquet
6 : Haubans de bas mât
7 : Haubans de mât de hune
8 : Haubans de mât de perroquet
 9 : Gambes de revers
10 : Galhaubans de mât de hune
11 : Galhaubans mât de  perroquet
12 Galhaubans de mât de cacatois
13 : Pantoires
14 : Palan de la drisse de vergue de hunier
15 : Etais

 

Gréement dormant sur un trois-mât braque

 

 

Hauban simple et hauban double :
1 : Cap de mouton                                                           2 : Amarrages plats
3 : Fourrures                                                                   4 : Boucle

HAUTURIER : De haute mer.

HERMINETTE : Hachette à tranchant recourbé. C'est l'outil classique du charpentier de navire.

HERMIONE : La frégate Hermione est construite au chantier de Rochefort en 1779. Elle est lancée à la mer le 21 mars 1779.
En mars 1780, le jeune marquis de La Fayette (il n'a qu'un peu plus de 22 ans - merci Joris), après avoir convaincu Louis XVI d'aider les troupes du général Washington, embarque sur la flambant neuve frégate à destination de Boston. Pendant dix-huit mois, l'Hermione, participe à la guerre d'indépendance américaine, jusqu'aux victoires de la baie de Chesapeake et de Yorktown.
L'association de L'Hermione et la ville de Rochefort reconstruisent depuis 1980, la frégate sur la base des plans d'origine.
Quelques dimensions :
- longueur hors tout : 65 m. hors tout
- Longueur de la coque : 44,20 m. à la coque
- largeur au maître-bau : 11,20 m.
- hauteur hors tout : 54 m.
- hauteur, du bas de la quille au sommet des couples : 12 m.
- surface de voilure : 1000 m2

HERPES : Elément ouvragé latéral de l'étrave du navire. Les herpes et leurs jambettes supportent la plate forme de poulaine. Ils servent d'appui à la figure de proue. Autre Illustration.

 

 

 

 

   1 : Courbes
   2 : Ecubiers
   3 : Prolongement des courbes en volute
   4 : Herpes
   5 : Jambettes
   6 : Guirlande ornée joignant la courbe du bossoir
        de capon aux herpès
   7 : Bossoir de capon
   8 : Beauprè
   9 : Guibre
   10 : Apôtres

1 : Beaupré
2 : Herpes
3 : Jambettes
4 : Minot
5 : Poulaine
6 : Cabinets et lavabos de l'équipage : "les poulaines"
7 : Bossoir de capon
8 : Apôtres
9 : Lisses de la poulaine
10 : Courbe horizontale du bossoir de capon
11 : Veille au bossoir

 

HILOIRE : (n.f.) Bordure, encadrement d'un panneau en bois servant à éviter une entrée d'eau.

HISSER : Etablir, lever une voile, une vergue, un pavillon à l'aide d'une drisse.

HOULE : Longue vague ne déferlant pas.

HUNE : Plate-forme de forme rectangulaire, arrondie sur l'avant, placée à la jonction de deux mâts superposés. La hune permet d'accrocher les haubans des mâts supérieurs. Les gabiers, les cannoniers ou les soldats y montent lors des combats avec canonnades et fusils;
Elle est fixée sur les élongis et les barres traversières. Les élongis délimitent de chaque côté un trou appelé, trou du chat ou chatière, pour le passage des haubans.
On distingue la grand-hune, la hune de misaine, la hune d'artimon.

 

Hune d'un vaisseau du XVIIIe siècle

Hune du XIX°siècle


1 : Plancher
2 : Guérite
3 : Montants
4 : Plaque de fer
5 : Elongis
6 : Trou des élongis
7 : Trou du chat ou chatière
8 : Trou pour les manoeuvres venant d'en haut

 

1 : Mât
2 : Jumelles
3 : Vergue
4 : Colliers de racage
5 : Haubans
6 : Pantoires

7 : Drisse de la vergue
8 : Suspente
9 : Etai
10 : Contre-étai
11 : Faux haubans
12 : Trélingage

13 : Marche-pied
14 : Haubans de hune
15 : Hune
16 : Mât de hune
17 : Chouquet
18 : Poulie de cargue-fond

 

HUNIER : Voile carrée fixée à la vergue du mât de hune.
- Il peut être "petit hunier" sur le mat de misaine ou "grand hunier" sur le grand-mat.
- Il peut être de grande dimension : "hunier fixe" sur la vergue, à l'avant des mats auxquels elles sont suspendues ou, divisé en deux : "hunier volant", c'est à dire hissable en position le long du mat, par des itagues doubles.
**** Voir illustration : PHARE.