PALAN : Manoeuvre composé d'une ou de plusieurs poulies et d'un cordage passant par elles pour effectuer des travaux de force. Dans le cordage, on distingue le dormant, fixé à la poulie et le garant (ou courant) sur lequel on exerce une traction.
On distingue selon la fixation et le nombre de poulies :
- le palan simple (1): deux poulies simples à crochet à un seul brin
- le palan double (5) : poulies doubles en 3 ou 4 brins
- le palan triple : poulies triples en 4 et 5 brins
- le
cartahu simple (2) : filin passant par une poulie simple fixée
- le cartahu double (3) : un dormant sur un point fixe, une poulie mobile munie d'un crochet, une poulie fixe,
- l'itague (4) : un dormant sur un point mobile le courant faisant retour par une poulie fixe
- l'itague double,
- les
bredindins (6 et 7) : où les dormants des poulies se rejoignent sur un même crochet,
- la
caliorne : formée d'une poulie double et d'une poulie triple, dont l'une est munie d'un croc.

 

1 : Palan simple
a : Dormant
b : Courant

2 : Cartahu
3 : Cartahu double 
4 : Itague 
5 : Palan double
6 et 7 : Bredindins

PALANQUER : Manœuvrer un objet à l'aide 'un ou de plusieurs palans.

PALANQUIN : Palan simple en bout de vergue servant à la prise de ris.

PANTOIRE : Cordage muni à une extrémité d'une poulie et d'un oeillet à l'autre. Utilisé par les drisses, itagues, ou balancine. Illustration.

PANNE (METTRE EN ...) : Allure d'un navire sous voiles arrêté dans sa marche par l'orientation contrariée de sa voilure, les voiles coiffent.

PANNEAU : 1. Ouverture pratiquée dans le pont pour l'accès aux cales 2. Panneau fermant une écoutille.

PAQUET DE MER : Lame brisant et embarquant sur le pont.

PARALLELE : Cercle de la sphère terrestre parallèle à l'équateur.

PARER : 1. Préparer une manoeuvre. 2. Eviter un abordage. 3. Doubler un cap. 4. Prêt, libre, clair.

PART : Sur certain bâtiment de commerce, les matelots ont part dans le fret, dans la pêche.

PASSAVANT : Passerelle ou zone du pont qui conduit du gaillard avant au gaillard arrière, à tribord et à bâbord.

PASSERESSE : Petit cordage servant au transfilage ou à passer une manœuvre plus grosse dans une poulie ou un conduit.

PATARAS : Hauban supplémentaire appelé aussi faux hauban ou galhauban. Se grée à la demande selon les conditions de navigation, pour soulager temporairement un hauban.

PAVILLON : Drapeau.

PAVOIS : Bordage au-dessus du plat-bord, fixé sur les allonges de sommet formant un parapet empêchant de passer par dessus bord.

 

1 : Fourrure de gouttière
2 : Baux ou barrots
3 : Fourrure de gouttière extérieure
4 : Lisse
5 : Allonge de sommet
6 : Lisse de pavois
7 : Allonge de sommet
    (partie inférieure)

PAUMELLE : Gant en cuir, renforcé dans le creux de la paume de la mai, servant de dé à coudre pour la couture des voiles.

PERROQUET : Vergue et voile de perroquet sont situées au-dessus du hunier volant.
**** Voir illustration : PHARE

PERROQUET DE FOUGUE : Voile carrée enverguée sur un mât surmontant le mât d'artimon.

PERRUCHE : Voile carrée établie au dessus des huniers.

PESER UNE MANOEUVRE : Agir sur celle-ci en y portant son poids.

PETIT FOC : Voir FOC

PHARE : Ensemble d'un mât et de son gréement (vergues, voiles).

Phare du Grand-Mât et gréement courant

 

1 : Grand-voile

8 : Balancine

 

2 : Grand hunier fixe

9 : Ecoute

 

3 : Grand hunier volant

10 : Cargue-point

 

4 : Grand perroquet fixe

11 : Cargue-fond

 

5 : Grand perroquet volant

12 : Cargue-bouline

 

6 : Cacatois

13 : Bande de ris

 

7 : Contre-cacatois

14 : Râtelier

Le petit phare est celui du mat de misaine, le grand phare est le grand mat. Le phare de fougue correspond à l'artimon.

PIBLE : Un mât à pible est un mât formé d'un seul brin.

PIC : Synonyme de Corne. Mais en fait, le pic est l'extrémitè de la corne.

PIC (A PIC) : Position verticale de la chaîne d'une ancre au moment où celle-ci va être arrachée du fond de l'eau (dérapée).

PIECE DE RENFORT : Voir COURBES, GUIRLANDES.

PIERRIER ou PERRIER : Petit canon portatif d'une demi-livre, projetant une nuée de mitraille. Ancien mortier de marine. Articulé sur une fourche, plantée sur le bastingage, il ne porte qu'à faible distance.

PILOTE : Hydrographe aidant le capitaine à faire la navigation.

PILOTINS : Apprentis officier de la marine marchande, payant la plupart du temps son passage. Ils vivent avec les officiers, mais sont astreint aux quarts et à toutes les corvées des matelots. Parmi les pilotins célèbres : Charles Baudelaire et Paul Gauguin.

PINOCHE : Cheville de chêne servant à boucher un trous.

PIQUER L'HEURE : Indiquer l'heure en frappant la cloche du bord avec son battant.

PIRATE : Hors la loi, agissant à son compte, pillant et bien souvent tirant sans distinction de nationalité. S'il est pris, il est pendu haut et court. (Voir CORSAIRE).

PLACARD : Pièce de bois avec une échancrure, fixée sur un espar pour y faire passer une manœuvre, à l'extrèmité d'une corne par exemple.

PLAT-BORD : Lames de bois horizontales entourant le pont d'un navire. C'est la virure la plus épaisse du bordé.

PLEIN : Sous-entendu : les voiles. Ainsi "près et plein" signifie au plus près du vent mais avec les voiles toujours gonflées de brise.

POINT : Position du navire sur la mer.

PONANT : Désigne les mers de l'Europe du Nord

PONT : Niveau ou étage sur un navire. Formé de planches de sapin ou de teck soigneusement calfatées et clouées sur les baux. Du fond du navire au pont principal, on distingue : la cale, le faux-pont, l'entrepont, le premier pont...

 


Pont principal d'un vaisseau du XVII° siècle

 

 

1 : Baux
2 : Ecoutille du maître canonnier
3 : Ecoutille de la chambre des poudre (sainte barbe)
4 : Ecoutille de l'intendant des vivres
5 : Puits des pompes d'artimon
6 : Puits des grandes pompes du milieu

7 : Grand mât
8 : Grande rue (grande écoutille centrale)
9 : Ecoutille du magasin de manoeuvre
10 : Ecoutille de la fosse aux lions
11 : Etambrai du mât de misaine
12 : Fourrure de gouttière
13 : Serre-gouttière

14 : Hiloires
15 : Anneaux de pont pour les palans des canons
16 : Bordé de pont
17 : Emplanture du mât d'artimon
18 : Bitte du cable d'ancre

 

 


Pont principal d'un vaisseau du XVIII° siècle 

 

 

1 : Baux
2 :
Fourrure de gouttière
3 :
Serre-gouttière
4 :
Bordé du pont
5 : Ecoutille du maître canonnier
6 : Ecoutille de la chambre des poudres
7 : Ecoutille de l'intendant des vivres

8 : Grande rue (grande écoutille)
9 :
Ecoutille du magasin de manoeuvre
10 : Ecoutille de la fosse aux lions
11 : Emplanture du mât d'artimon
12 : Etambrai du grand mât
13 : Etambrai du mât de misaine
14 : Hiloires 

15 : Courbes horizontales des baux
16 : Anneaux de pont pour les palans des canons
17 :
Puits des pompes
18 Canal d'écoulement des eaux

19 : Bitte du cable d'ancre

 

PONTON : Chaland ponté servant au transport de matériel dans les arsenaux militaires. Par extension : navire sans mat.

POMPE : Appareil servant à aspirer et refouler l'eau. Les pompes de cale sont destinées à les assécher. Les pompes de lavage et à incendie aspirent de l'eau de mer. Il existe aussi la pompe pour l'eau douce de la caisse.

PORQUES : Sorte de couples, fixés à l'intérieur de la coque, sur le vaigrage et renforçant la coque. Comme les couples, ils sont formés de varangue, genou, allonges, mais ne montent que jusqu'au premier pont. Ils sont disposés généralement entre les sabords.

PORTAGE : Partie ou vient s'appuyer un objet : l'ancre sur le pavois, la corne sur le mât...

PORT EN LOURD : Poids total du navire.

PORTE-HAUBAN : Pièce de bois horizontale, permettant de déporter les cadènes à l'extérieur de la muraille de la coque. Elle peut être renforcée sur ces deux faces, par des courbes en bois ou des consoles en fer. Une latte recouvre sa bordure extérieure en couvrant les cadènes.

PORTE-MANTEAUX : Bossoirs d'embarcation installés sur le pont, près du bordage et permettant de mettre à l'eau ou de hisser une petite embarcation (chaloupe, canot)..

PORTER : On dit qu'une voile porte lorsqu'elle est pleine de vent - Laisser porter, c'est manœuvrer pour que la voilure se remplisse de vent.

POSTE D'EQUIPAGE : Partie du navire réservée au logement des matelots.

POULAINE : Latrine de l'équipage, placé sur le beaupré. La plate forme de poulaine est supportée par les herpes et leurs jambettes. Sur les petits bâtiments, le siège d'aisance est placé sur le plus grand des porte haubans.

POULIAGE : Ensemble des poulies du navire.

POULIE : Peut être simple, double ou triple suivant qu'elle possède un, deux ou trois réas. Trois parties : la caisse, le réa, l'essieu.

POUPE : Partie arrière du navire (voir ETAMBOT, PROUE).

POUPEE : La poupée du guindeau c'est le cylindre sur lequel s'enroule un cordage.

PRECEINTE : Bordé extérieur placé au-dessus de la ligne de flottaison, au niveau des ponts des batteries, sous et au-dessus des sabords. Ce sont les bordés les plus épais de la muraille du navire. Leur nombre varie avec le nombre de pont. Voir COUPLE.

PRELART : Toile goudronnée servant ordinairement à masquer l'entrée des panneaux des écoutilles pour empêcher l'eau d'accéder aux entrepôts et cales.

PRES : Allure du navire la plus proche de l'axe du vent.

PRESSE-ETOUPE : Couronne métallique garnie d'étoupe pour empêcher l'eau de pénétrer par le trou du gouvernail.

PROUE : Partie avant du navire (voir ETRAVE, POUPE).

PUISARD : Espace situé entre deux varangues où se rassemblent les eaux de cales.