VAIGRAGE : Revêtement intérieur d'un navire constitué de lames de bois, les vaigres, formant un doublage des couples. Il présente des ouvertures permettant l'aération de la charpente de la coque.

VAIGRE : Plancher posé à l'intérieur de la coque pour former une sorte de plancher ou de doublage. Voir COUPLE.

VAISSEAU DE LIGNE : Bâtiment de guerre du XVII° et XVIII° siècle, de 1500 à 3000 tonneaux avec un équipage moyen de 800 hommes.

En 1653, l'amirauté anglaise donne la consigne à ses bâtiments de combattre en ligne, c'est à dire, en file indienne, afin que les bordées tirées aient un maximum d'efficacité. On divisa les navires en catégories :
- 1ère catégorie : navire de plus de 90 canons
- 2ème catégorie : navire de plus de 80 canons
- 3ème catégorie : navire de plus de 50 canons
Ces 3 catégories furent considérées comme capables de se battre en ligne = on les appela "Navires de lignes".
- 4ème catégorie : navire de plus de 38 canons
- 5ème catégorie : navire de plus de 18 canons
- 6ème catégorie : navire de plus de 6 canons.

En 1671, le Roi de France classe les vaisseaux en 5 rangs en fonction de leur tonnage et de leur nombre de canons :
1er rang : 2400 à 1400 tonneaux 120 à 68 canons
2ème rang : 1300 à 1100 tonneaux 68 à 64 canons
3ème rang : 1050 à 800 tonneaux 60 à 48 canons
4ème rang : 800 à 550 tonneaux 44 à 36 canons
5ème rang : 550 à 300 tonneaux 34 à 28 canons 

VALETS : Bourres servant à bloquer la charge du canon dans le tube.

VARANGUE : Partie inférieure de la membrure (d'un couple) d'un navire, reposant sur la quille. Pièce réunissant les 2 branches inférieures d'un couple, placée à cheval sur la quille. Elle est plate et horizontale pour les couples du milieu. A l'arrière et à l'avant, elle se relève, se referme et prend le nom de Fourcat. Elles sont prolongées par les Allonges. Les varangues acculées sont celles qui ne sont pas perpendiculaires à la quille : celle de l'avant et de l'arrière.
On parle du Varangage
**** Voir illustration : Etambot et Etrave 

VENTRE : Partie centrale du navire surtout lorsque ses couples sont très arrondies.

VERGUE : Longue pièce de bois ou d'acier effilée à ses extrémités et établie horizontalement en travers des mâts.
Les vergues supportent les voiles, enverguées grâce à leur filière d'envergure sur leur bord supérieur.
Elles peuvent être fixes ou mobiles : hissables à volonté.
Les vergues sont suspendues au mat par la
suspente, fixée au collier de suspente en son centre.

 

 

1 : Fort de la vergue
2 : Jumelles
3 : Bras
4 : Cercles de fer

5 : Filière
6 : Marchepied
7 : Colliers des boute-hors

8 : Drisse de la vergue
9 : Racage
10 : Fusée

On distingue :
- les vergues basses, des bas mats :
       - la grand-vergue,
       - la vergue de misaine,
       - la vergue d'artimon (en général sans voile, la voile basse d'artimon étant aurique, on parle de vergue sèche),
- les
vergues des huniers :
       - vergue de grand hunier fixe,
ou le cas échéant, vergue de grand hunier volant (ou grand-volant),
       -
puis la vergue de petit hunier (également, mais rarement divisée en vergue de petit hunier fixe et vergue de petit hunier volant),
       -
enfin la vergue de perroquet de fougue.
- puis les vergues hautes :la vergue de grand perroquet, la vergue de petit perroquet, la vergue de perruche, la vergue de grand cacatois, la vergue de petit cacatois, la vergue de cacatois de perruche.

Sous le beaupré, on trouve la vergue de civadière.
Au XVIIe siècle, apparaît à l'extrémité du beaupré, le mât de perroquet de beaupré, portant un tourmentin sur sa vergue de perroquet de beaupré (ou vergue du tourmentin).
Il est remplacé vers 1750, par le boute-hors ou bâton de foc, porteur d'une vergue dite de contre-civadière.

Tout au long de la vergue est fixés en haut et en avant, la filière d'envergue de la voile ; en arrière, la filière du marchepied à laquelle pendent les étriers maintenant le marchepied, permettant les déplacements des hommes le long des vergues.

Sous le beaupré et, perpendiculaire, vers le bas, est placé l'arc-boutant de martingale, un boute-hors destiné à donner à la martingale une bonne incidence.

Les boute-hors de bonnettes sont fixées aux extrémités (les fusées) des vergues afin de supporter les bonnettes.

VIGIE : Marin posté sur la hune et chargé de veiller la terre, les récifs, les autres navires....65

VIOLON : Petite plate forme placée de part et d'autre du beaupré. Le gabier s'y place pour régler les voiles d'avant.

VIREMENT : Changement d'amure. Il peut se faire vent devant ou vent arrière.

VIRER : Exercer un effort sur un cordage sur une chaîne par enroulement sur un treuil.

VIRER DE BORD : Changer de direction par rapport au vent.

VIRURE : Suite de planches, formant le bordage, mises bout à bout, dans le sens de la longueur du navire. Leur épaisseur varie selon leur emplacement. Les virures les plus épaisses sont autour de la ligne de flottaison, pour résister aux variations d'expositions à l'eau.
Les principales virures extérieures sont :
- le
galbord qui s'encastre dans la râblure de la quille,
- le
bouchain, à la fonction des fonds et de muraille,
- la
préceinte proche du pont,
- le
pavois, au dessus du pont.

VIT DE MULET : Ferrure analogue à un fémelot. Fixé à l'extrémité d'un gui, d'un mat de charge, il permet de pivoter grâce à un œil fixé sur un collier sur le mat.

VOILE : Surface de toile déployée pour transformer la pression du vent en force motrice du navire. Elles peuvent être carrées, trapézoïdales ou triangulaires. Elles sont enverguées à une vergue, à un mat, à une draille ou à un simple cordage.
On distingue les voiles carrées, et les voiles en pointe, celles-ci se déclinant en voiles auriques, voiles latines, focs et voiles d'étai.

Les voiles sont classées selon les mats :
- clin-foc, faux foc, grand foc, petit foc.
- les voiles de misaine : misaine, petit hunier fixe, petit hunier volant, petit perroquet fixe, petit perroquet volant, petit cacatois, petit contre-cacatois.
- les grands-voiles : grand-voile, grand hunier fixe, grand hunier volant, grand perroquet fixe, grand perroquet volant, grand cacatois, grand contre-cacatois, parfois flèche de grand cacatois.
- les voiles d'artimon : artimon (ou voile barrée), perroquet de fougue fixe (ou fixe de fougue), perroquet de fougue volant (volant d'artimon ou volant de fougue), perruche fixe (ou fixe de perruche), perruche volante (ou volante de perruche), cacatois de perruche, contre-cacatois de perruche et brigantine.

ou selon leur niveau dans la mature :
- les basses voiles : misaine, grand-voile, artimon,
- les huniers : grand fixe, grand volant, petit fixe, petit volant,
- les perroquets : grand fixe, grand volant, petit fixe, petit volant,
- les cacatois et contre-cacatois : grand, petit.
Les bonnettes : bonnettes basses, bonnettes de huniers, bonnettes de perroquet, bonnettes de cacatois.
**** Voir illustration : PH
ARE, CARGUE

 

 

1 : Laizes
2 : Fond
3 : Têtière
4 : Chutes
5 : Ralingue de fond (ou de bordure)
6 : Empointures

7 : Points d'écoute
8 : Ralingue de chute
9 : Renforts
10 : Ris
11: Bandes de ris
12 : Garcettes de ris

13 : Patte d'empointure
14 : Renforts de chute
15 : Cosses de ris
16 : Patte de palanquins de ris
17 : Branches de boulines
18 : Tablier

 

VOILES CARREES : voir CARREE

VOILE VOLANTE : Voile installée provisoirement.

VOLANT : Se dit de tout hunier dont la vergue peut être hissée et amenée.

VOUTE : Partie arrière de la coque (voir Poupe, Etambot).